OXI : le courage en exemple.

De quoi avons nous besoin en Europe ?

Est ce de l’austérité  technocratique toute puissante, esclave du capitalisme le plus odieux ? Mais quel est ce pouvoir politique, Prince d’Europe, impuissant et soumis, les mains liées pour faire le bien et qui n’existe plus que par la morgue qu’il impose à son peuple ?

Je comprends qu’ils méprisent le courage, la démocratie et la liberté. Quand on a un lourd collier, un mauvais maître, un attachement excessif à la pâtée et beaucoup d’orgueil, on supporte assez mal celui qui ronge la corde de l’asservissement et qui se risque à être libre.

L’exemplarité, c’est Tsipras, c’est le courage, ou Varoufakis ;  c’est tout simplement prendre le risque du combat. Cette évidence que l’on a oublié dans la grande gauche du renoncement qui nous étouffe. La gauche fatiguée du glissement politique général à droite. Est-ce bien cela le progrès ? Ce glissement qui pour la gauche prend le nom de « crédibilité », ce mal qui nous empêche d’être nous même, cet impératif qui masque un simple électoralisme à court terme. Cette petite vision du monde, pour de petites idées sous assistance respiratoire, au service d’une humanité zombie.

La contestation molle et désabusée d’une minorité qui ne peut complètement abandonner ses convictions, mais qui ne sait plus agir, croire, proposer, penser, sert de quota de bonne conscience sans danger et inutile.

La Grèce est un souffle de vie dans nos bronches encrassées et nos consciences fatiguées, un coup de pied au cul d’une élite technocratique de moins en moins brillante au pouvoir en déchéance, une claque de courage à notre engagement bedonnant trop bien assis dans son canapé.

Ce souffle d’espoir qui nous dit que tout est possible et qu’il faut lutter, espérons qu’il réveille le courage de ceux à qui il reste des convictions abritées au fond de l’âme, ceux qui, provisoirement, ont considéré qu’être adulte politiquement c’est se contenter des injustices, de piétiner des valeurs fondamentales, parce que se battre est sans issue et que leurs petites existences n’y peuvent rien. A ceux qui se réfugient avec quelques amis de désepoir pour se dire combien nos idées sont belles et comment la société les abandonne, se rassurant de ne rien pouvoir y faire mais d’en être conscients.

Il n’y a partout que prudence improductive et servile là où il faudrait de la volonté ; de celle qui écrit sa propre histoire et ne se la laisse pas dicter.

Quand l’ordre des choses est un désordre où triomphe le mal il est un devoir de le changer. C’est un débat où il n’y a pas d’excuse de prudence qui vaille, ni d’attente, ni d’abris.

Il y a ceux qui vivent et ceux qui de peur et de médiocrité sont déjà morts. Bruxelles est un cimetière.

Il faut choisir son camp, il n’y a pas de refuge, la lâcheté nous condamne.

« La liberté demande de la vertu et de l’audace » Tsipras

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